vendredi 11 octobre 2013

Retrait collectif des pays africains de la CPI ?!

Retrait collectif des pays africains de la CPI ?! Gros chantage et pur folklore. Les pays africains n’ont pas les mêmes intérêts vis-à-vis de la CPI. Certains y ont enterré leur nombril ombilical et y resteront éternellement. J'ai l’impression que les dictateurs et autres dinosaures politiques africains attisent cette idée de peur d’être poursuivis à leur tour quand ils ne seront plus au pouvoir. De toutes les façons cette idée de retrait ne fait pas encore l’unanimité au sein de dirigeants africains. 

Les dirigeants africains se réunissent, à partir de ce vendredi 11 octobre, pendant deux jours, à Addis-Abeba, en sommet extraordinaire, l'éventuel retrait collectif de la Cour pénale internationale (CPI) est le principal point inscrit à l'ordre du jour. La CPI a, à son actif,  inculpé une trentaine de personnes, tous des Africains. Ce qui laissent croire à plusieurs dirigeants  que le continent fait l’objet d’un traitement spécial, voire que la Cour sert d’outil politique.
D’abord, il faut deux tiers des votes pour parvenir à une décision et le continent africain est divisé sur la question de la CPI. Tout le monde n’a pas intérêt à ce retrait. Le Botswana le Malawi, ou encore la Côte d’Ivoire ou la RDC, sont plutôt en faveur de la CPI.
L’Afrique du Sud pour sa part semble avoir évolué sur sa position auparavant favorable à la Cour pénale internationale. Le pays se pose désormais plus comme un soutien à Uhuru Kenyatta. Et d'ailleurs lors de ce sommet, les débats devraient beaucoup tourner autour du président élu du Kenya dont le procès doit démarrer, en novembre, à La Haye.
La Cour pénale internationale peut certes être critiquée pour ses faiblesses et son manque d'équilibre dans le choix des enquêtes, mais qui peut dire qu'une seule des affaires traitées est illégitime, même si toutes sont africaines ?