mardi 15 juillet 2014

Bonjour,
Plusieurs actions ont été menées dans le cadre du projet relatif à la construction du mur du collège. Et j’ai été à Ngaoundéré, j’ai constaté qu’une grande partie du mur avait été reconstruite. Seulement, plusieurs réactions ont fusé de partout avec des arguments pertinents et bien ficelés. Ce qui est normal, puisque tout projet doit être bien présenté et expliqué pour fédérer les opinions.
Aujourd’hui, je vous suggère la réaction de M. Erik Sandvik avec qui j’ai discuté ce weekend. Il revient sur les raisons du projet et apporte quelques précisions et rappelle que le problème de salaires des enseignants avait déjà fait l’objet d’une action en 2013. Tout ceci dans une lettre aux sympathisants et anciens élèves du Collège Protestant de Ngaoundéré, une lettre que je vous propose de lire.

Bonne lecture et bonne compréhension. 


Erik S. Sandvik
Tel.: 00237 99681205                                                                                    Ngaoundéré, le  11 juillet 2014

Aux anciens élèves et sympathisants  du Collège Protestant de Ngaoundéré.

OBJET : «  Le mur des anciens élèves ». Invitation à la reconstruction de la clôture du Collège.

Chers amis, connus et inconnus.

Au mois de juin  2014, nous avons lancé un appel de soutien pour reconstruire une partie du mur   face au nouveau stade du Collège, renversé par les premières pluies de la saison. Des centaines de lettres et messages SMS ont été adressés aux anciens élèves d’établissement,  mais  sans grand écho : Seulement cinq personnes  y ont répondu favorablement. Au contraire nous avons reçu des réactions négatives sur notre approche. Elles vont en trois sens :
1.       Le manque de sagesseet du savoir-faire de la part des initiateurs. On considère que la situation actuelle de salaires devrait être notre  première préoccupation. 
2.       Le manque de confiance. Certains n’apprécient  pas ma personne, d’autres ne sont pas contents  du Principal, et  d’autres encore accusent  le   Fondateur. 
3.       L’organisation de la quête n’est pas sécurisante, ni la  qualité du travail.

Permettez-moi les observations suivantes.

1.              Sagesse et réflexion.
1.1.Défendre son  terrain. La sécurité est primordiale pour un établissement scolaire et cela pour plusieurs raisons :
-          Le ministère exige aujourd’hui une ceinture de protection autour des établissements scolaires.
-          Les parents d’élèves réclament  la sécurité de leurs enfants.
-          Son existence : Sans sécurité, pas d’élèves ; sans élèves, pas d’école, sans école, pas de travail.
-          L’établissement doit protéger ses biens et son personnel pour accomplir son travail.
-          Le temps actuel où le cas de kidnapping de la jeunesse scolaire est plus qu’une crainte,  nous appelle à la précaution. 
-          L’histoire du Collège nous rappelle ce qu’est  vivre sans protection : L’internat de filles assaillie par des soldats de CIFAN, la menace d’incendier nos bâtiments par des intrus,  des accrochages entre internes et jeunes du quartier voisin,  attaque des drogués à l’internat, de nombreuses disputes pour garder nos terrains, de multiples vols. La  liste est longue.

1.2.Le Collège et la sécurité. Le Collège s’est toujours soucié de la sécurité de ses eleves, par ses installations et son organisation. En 1980, quand le nouveau complexe était une réalité, un grillage a été dressé aussitôt autour de la concession. 20 ans après, on constate que le grillage ne suffit plus et on le remplace par un mur.  Malheureusement, ce mur n’était pas  assez solide, mais il était construit selon les moyens disponibles  et la nécessité urgente du jour. Le mur a été renouvelé en parties en plusieurs étapes selon un modèle proposé par l’Ingénieur Ole Strand, ancien directeur du Centre de Construction. Chaque réparation a été financée par des actions  extrabudgétaires auprès des amis du Collège : anciens professeurs du Collège en Norvège et en France, et dernièrement, par  des personnes en Norvège pour lesquelles le Collège est inconnu mais pour qui  la sécurité des enfants soit  préoccupante, où ils se trouvent dans le monde. Cette fois nous nous  adressons aux anciens élèves du Collège.

1.3.Savoir faire des priorités. La gestion du Collège et son fonctionnement  sont complexes. La lutte pour maintenir le standard, le niveau et sauver les bâtiments est une bataille de chaque jour;  des réfections d’un établissement marqué par l’âge et l’usure, la négligence d’entretien, les subventions qui ne viennent plus, la mégarde du  fondateur qui occasionnent des crises de fonctionnement et de salaire.
Le problème de fonctionnement et particulièrement celui de salaire des enseignants sont général pour les établissements confessionnels au Cameroun et sa solution demande plusieurs approches et aux plusieurs niveaux. L’an passé nous avons lancé une lettre par Facebook de soutien pour les enseignants, mais sans suite. Donc nous ne négligeons pas le problème et travaillons pour arriver à une économie saine.
En juin 2013, le Principal, un technicien et moi avions fait un tour de l’établissement pour établir une liste de réparation. Le même mois, direction, enseignants et élèves se sont réunis pour préparer l’année suivante.
Certains acteurs nous ont aidés : Nous avons réussi à remonter le mur tombé l’an passé, le  bâtiment scolaire  et les classes sont peints. Par négociations, l’Administration a pu  trouver un arrangement pour remédier partiellement au problème de salaire. Les résultats aux examens officiels sont les meilleurs depuis 1995. (2013).  Cette rentrée, nous continuerons et espérons que d’autres oseraient nous épauler.
2. La confiance.  A ceux pour lesquels les responsables de l’action présentent un obstacle d’engagement, je demande de distinguer sympathie et antipathie,  sentiment et réalité, personne et cas. Si vous avez eu une mauvaise expérience avec un de nous,  je vous prie de mettre cela de côté et de penser à nos enfants pour qu’ils bénéficient  des mêmes conditions de vie que les générations passées du Collège
3.Les dispositions de la quête et de l’exécution du travail.  L’organisation de la quête a été discutée avec la banque qui nous avait proposé l’arrangement suivant : Ouvrir un compté au  nom du responsable du projet. Donc le compte est en mon nom et la comptabilité se fait par l’Econome du Collège. . Concernant la qualité, nous sommes au terrain régulièrement pour suivre le travail.
Cout. Le nouveau mur, la partie réfectionnée et celle qui est tombé, coûte   environ 4.000.000 FCFA. Nous osons toujours compter sur votre compréhension et aide.  Compte bancaire : EXPRESS UNION S.A. NO de compte : 3080046751032 SANDVIK ERIK SIGURD.
4.                  En conclusion. Quand l’accident arrive, on est obligé d’y remédier aussitôt sans toutefois  négliger les autres préoccupations.  Le mur est tombé. Sans protection ni les élèves, ni les enseignants sont tranquilles et le mobilier est menacé. La situation actuelle nous rappelle chaque jour qu’il faut de tout pris encadrer et  protéger nos élèves, aussi bien internes qu’externes. C’est de notre devoir de communiquer ce que nous constatons et d’agir en conséquence, espérant qu’il y a des personnes disponibles et d’âmes nobles prêtes à nous secourir.
Meilleures salutations
Erik S. Sandvik   Responsable du projet

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